Symbole des motifs :
C’est à l’appel du coq que le soleil se lève et c’est pour cette raison qu’il a été considéré comme un animal sacré, symbole de lumière, dans beaucoup de civilisations. Au Japon, c’est de la puissance du chant du coq et son miroir magique qui oblige Amaterasu, déesse du soleil à quitter sa caverne pour éclairer le monde. C’est pour cela aussi que dans les temples shintoïstes des coqs circulent en liberté. Coutume importée de Chine, les combats de coqs (Tori-awase) étaient pratiqués à la cour impériale, de l’ère Nera à l’ère Heian (710-1185) et font encore partie des spectacles les plus populaires lors des festivals.
Technique utilisée :
Le Chinkin utilise des burins de découpage et une feuille de métal précieux pour graver les motifs du décor choisi sur la laque du stylo. Une poudre d’or est ensuite incrustée dans la gravure. Cette technique qui requiert une force de pensée et une maîtrise exceptionnelle du geste, apporte délicatesse et précision alliée à un relief très expressif. Le découpage en points (Tenbori) dessine la tête et les pattes du coq, tandis que le découpage linéaire (Senbori) valorise la beauté de son plumage.